Antiglio

L’union fait la force

Au 1er janvier 2018, Antiglio et Routes Modernes ont fusionné pour ne faire plus qu’un. Si les deux sociétés ont toujours travaillé de concert, cette fusion leur apporte plus de force et de compétitivité pour aborder le futur. Très présent dans le canton de Fribourg et dans la Broye vaudoise, quelles vont être les conséquences de cette union ? Pour le savoir, Marcel Baumann, directeur général, répond à nos questions.

Quelle est l’histoire d’Antiglio et de Routes Modernes ?

Antiglio a été fondée en 1898 et Routes Modernes en 1938. Cette année, nous pouvons prétendre à 200 ans d’expérience ! Chacune est spécialiste dans son domaine d’activité. La première travaille principalement le béton armé pour les grosses structures telles que des ponts et des bâtiments. Quant à la seconde, elle s’occupe de tout ce qui touche au génie civil et aux travaux routiers.

Pourquoi ces deux sociétés ont fusionné ?

La combinaison d’Antiglio et de Routes Modernes représente une vingtaine de métiers pour pouvoir répondre de A à Z, à tous les projets. Même si nos deux noms étaient indissociables, en fusionnant nous anticipons le futur et devenons plus forts. Nous ne pourrons être que plus compétitifs. Chaque société était indépendante dans sa gestion. Aujourd’hui, des synergies administratives et structurelles se mettent en place. Ainsi, nos clients n’auront plus qu’un seul interlocuteur du début à la fin d’un projet ce qui est très important pour la conduite des travaux. Notre clientèle est constituée à 50% d’unités publiques au niveau du canton, des communes et de la confédération et de 50% de privés.

Cette fusion a-t-elle des incidences sur le personnel ?

Aucunement ! Personne n’est licencié ou le sera à cause de ce projet. Nous appartenons à 100% au groupe Marti. Pour autant, nous sommes totalement indépendants pour nos décisions et comme lui, Antiglio veut garder sa philosophie d’entreprise familiale, même si nous comptons 300 collaborateurs. Cette fusion est pensée dans un seul but, nous préparer pour relever de gros défis. La culture de notre société est la stabilité et la longévité, pour preuve nombre de nos employés ont 35 à 40 ans de maison.

Professionnellement, quelles actions menez-vous envers vos employés ?

Nous avons des métiers en perpétuel renouvellement et changement. Il faut savoir s’adapter. Raison pour laquelle, nous organisons des formations internes de cadres et de certains de nos collaborateurs. Nos équipes sont formées pour 80% de personnes qui travaillent sur le terrain et pour 20% de techniciens et d’employés administratifs. Nous donnons, également, une place importante à l’apprentissage. En moyenne, nous avons toujours plus de 20 jeunes qui se forment chez Antiglio. La palette des métiers est très large. De ce fait, nous accueillons des personnes qui souhaitent devenir employés de commerce ou travailler à la construction des routes, comme d’autres qui veulent être maçons ou mécaniciens. Il est important et primordial de former la relève de demain. Ceci s’inscrit, aussi, dans notre philosophie de société familiale où les rapports humains ont une importance et du sens.

Au-delà des compétences professionnelles d’Antiglio, quelles sont vos forces ?

Nous avons 3 succursales, une à Morat, une à Payerne et une à Vaulruz ; notre siège est à Fribourg. Nous nous devons d’avoir des équipes bilingues. De ce fait, nous embauchons du personnel dans les deux langues et ce, pour tous les métiers. Chaque jeudi matin, tous nos techniciens se retrouvent en séance de coordination. Autant le français que l’allemand sont parlés et chacun s’exprime dans sa langue, une vraie politique de bilinguisme.

Allez-vous chercher, de par cette fusion, à travailler dans toute la Suisse ?

Nous sommes actifs dans le canton de Fribourg et la Broye vaudoise. Avec nos succursales implantées dans ces secteurs, nous sommes proches de nos clients. Déplacer des équipes et du matériel, à travers la Suisse, nous coûterait trop cher et nous ne serions plus compétitifs. Nous préférons rester dans notre région, à proximité de notre clientèle.

Quels sont les gros chantiers en cours ?

Nous travaillons, actuellement, à la construction d’un pont à Givisiez, le pont du Tiguelet. Ce pont permettra de supprimer un passage à niveau. Nous avons entamé les travaux en novembre 2016 et rendrons l’ouvrage achevé en novembre 2018. D’une longueur totale de 290 m, le pont comprendra 2 voies de circulation, 2 bandes cyclables et un trottoir. Dans les autres projets de taille que nous avons, il y a la construction, en consortium, de la nouvelle gare de Châtel-Saint-Denis et celle de Givisiez ou bien encore l’école des Pleïades à Châtel-Saint-Denis. Nous sommes, également, en train de réaliser deux grands projets immobiliers à Fribourg (Beaumont Sud et Les Arsenaux).

Comment envisagez-vous le futur ?

Je vois l’avenir en positif. En effet, à court terme, il y a un volume important de constructions à venir et des chantiers de taille. Nous savons que du côté de l’immobilier, les choses vont tendre à se réduire dans le futur mais pour l’heure, il y a encore des projets à réaliser. Le besoin en infrastructure que l’on parle du ferroviaire, des routes ou encore de tout ce qui touche à la mobilité douce a un bel avenir devant lui. La densification et les transformations sont les atouts des prochaines décennies. Avec cet ensemble de projets, nous savons que nous serons amenés à travailler sur une panoplie de chantiers allant de réalisations standards à d’autres beaucoup plus importantes et complexes. Voilà les raisons qui me laissent croire en l’avenir, d’autant plus que notre fusion nous rend vraiment compétitif.

Antiglio

Route de la Gruyère 6 • CH-1700 Fribourg

Tél. +41 26 426 51 11

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