Fabio Bongiovanni

Président du Conseil communal

Ville de Neuchâtel

«Notre devise: Art de Vivre et innovation»

Connue pour son patrimoine architectural exceptionnel, la richesse de sa culture, ses Hautes écoles et son économie attractive, Neuchâtel joue depuis longtemps le rôle de moteur du canton. Forte de 34 000 habitants, la capitale neuchâteloise foisonne de projets, comme nous l’explique son nouveau «maire», le président du Conseil communal Fabio Bongiovanni. Figurant parmi les plus jeunes membres d’un exécutif professionnel de Suisse du haut de ses 30 ans, il nous parle de sa vision de la politique et des enjeux auxquels doit faire face sa ville.

Pouvez-vous nous en dire davantage sur votre parcours politique?

J’ai commencé à m’impliquer en politique à l’âge de 20 ans, d’abord au sein de mon parti, le PLR anciennement Parti radical, puis au sein du Parlement des Jeunes de la ville de Neuchâtel. En 2008, j’ai intégré le Conseil général de la ville, que j’ai présidé durant l’année administrative 2012-2013. Suite à l’élection d’Alain Ribaux au Conseil d’Etat, j’ai été élu au Conseil communal de la ville en 2013. Maire de la commune, je suis également député au Grand Conseil neuchâtelois depuis 2013.

D’où vous vient cet engagement pour la politique?

Je ne suis pas issu d’une famille politisée mais j’ai toujours eu un fort intérêt pour la chose publique, convaincu que c’est en s’exprimant que l’on arrive à faire évoluer les choses.

Que pensez-vous pouvoir apporter à la ville de Neuchâtel?

En tant que «maire», je suis avant tout membre d’un collège. De par mon jeune âge, je pense apporter une certaine fraîcheur dans les idées, notamment sur des thématiques comme la mobilité, la formation ou encore l’énergie. Des enjeux que j’ai intégrés très tôt dans mes réflexions et qui font aujourd’hui pleinement partie de mon action politique, tout comme de celle du Conseil communal.

Quel regard portez-vous sur votre ville?

Je porte un regard très positif sur Neuchâtel. Avec ses 34 000 habitants, c’est une ville à taille humaine qui propose pourtant une offre culturelle et sportive riche et qui se distingue par la qualité des prestations et services offerts à la population. Nous sommes en quelque sorte à mi-chemin entre le village et la grosse collectivité, ce qui nous donne cette identité unique et cette qualité de vie remarquable auxquels sont très attachés les Neuchâtelois et Neuchâteloises.

Quels vont être les défis prioritaires de cette législature?

De nombreux dossiers sont tout d’abord à concrétiser. Je pense notamment aux démarches participatives lancées pour le projet de remodelage des Jeunes-Rives, l’amélioration de la mobilité ou encore l’aménagement du centre-ville, qui doivent entrer dans une phase de réalisation. Nous avons permis aux gens de s’exprimer sur un certain nombre de projets, il s’agit maintenant de transformer l’essai. Concernant les aspects financiers, nous devons à tout prix nous repositionner face à une nouvelle réalité. La situation délicate cantonale, la nouvelle clé de répartition des recettes et la péréquation entraîneront des modifications que nous devrons prendre en compte. Entre 2014 et 2017, la ville de Neuchâtel a essuyé une perte de recettes de 31 millions de francs en lien avec ces diverses réformes. Pour faire face, nous avons déjà mis en place un processus de mise en adéquation de nos dépenses avec nos recettes qui s’étalera sur les exercices budgétaires à venir. Il s’agira enfin de poursuivre le travail visant à positionner Neuchâtel en tant qu’agglomération attractive et innovante conformément à notre devise «Art de Vivre et innovation» tout en veillant à prioriser des dossiers tels que l’emploi, la cohésion sociale ou le développement durable qui sont au cœur des préoccupations des habitants.

Pouvez-vous nous en dire davantage sur le projet de remodelage des Jeunes-Rives?

L’objectif de ce projet est de créer un vaste parc urbain entre la ville et le lac avec une véritable zone de détente et de loisirs. Un espace ayant vocation à devenir un lieu incontournable et identitaire pour tous les habitants de Neuchâtel et les visiteurs. Depuis le départ d’Expo. 02, passablement de réflexions ont été menées sur le réaménagement de cette zone mais aucun projet n’a réussi à emporter l’adhésion de la population. Les démarches participatives mises en place visent à fédérer les différentes attentes, bien qu’il faille être conscient qu’on ne peut satisfaire tout le monde. Nous espérons pouvoir poser les premières étapes du projet rapidement avec une volonté de concrétisation en 2017 déjà.

Neuchâtel a été nommée Ville suisse du goût 2017. Quels sont les enjeux pour la ville?

C’est une fabuleuse opportunité pour la ville qui proposera passablement d’événements jusqu’à la Fête des vendanges. L’occasion de promouvoir la ville sur la scène internationale et d’accueillir des touristes en provenance du monde entier qui pourront découvrir la région et ses spécialités comme la fameuse taillaule. Je pense que nous avons une véritable carte à jouer en termes d’accueil et de convivialité.

Neuchâtel est également une ville de culture. Pouvez-vous nous présenter l’offre locale?

Neuchâtel propose une offre culturelle extrêmement riche et variée. Cela passe notamment par ses théâtres avec le Théâtre du Passage et le Théâtre du Pommier mais aussi ses nombreux musées comme le Musée d’ethnographie, ceux d’histoire naturelle, d’art et d’histoire ou encore le Jardin botanique, qui attirent chaque année de nombreux visiteurs. Dernier succès en date, l’exposition «Abysses» du Museum d’histoire naturelle qui a attiré 70 000 visiteurs. L’exposition actuelle, «Manger ou la mécanique du ventre», se tient jusqu’en novembre 2017. Cette expo représente en quelque sorte un avant-goût de l’événement Neuchâtel Ville suisse du goût, qui viendra compléter le Festin neuchâtelois, le dimanche 12 mars 2017. La ville s’illustre également par ses événements annuels de renommée nationale et internationale, comme Festi’neuch, qui accueille près de 40 000 festivaliers sur trois jours ou encore le Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF).