GastroValais

L’union fait la force

 

Fortement impactés par la pandémie, les restaurateurs membres de GastroValais ont pu, plus que jamais, compter sur l’investissement de l’association et ses actions pour les aider à traverser les heures difficiles qu’ils ont vécues. En mettant en place nombre d’actions, elle a su les soutenir et les accompagner de manière active. En parallèle, elle renoue avec les événements qui marquent le paysage gourmand valaisan et travaille, également, à une restructuration complète de ses services pour plus de dynamisme encore. Pour nous parler de tous ces sujets, Bien Vivre a rencontré André Roduit, son président.

Qu’est-ce que GastroValais a fait pour soutenir ses membres durant la pandémie ?

En mars 2020, le 13 exactement, nous avons basculé dans un « monde nouveau » avec l’annonce de la fermeture des restaurants. Il était alors plus que nécessaire d’informer nos membres raison pour laquelle, entre autres, nous avons réalisé une refonte complète de notre site internet en seulement 1 mois ½. Nous avons également mis en route l’envoi fréquent de newsletters dans les deux langues en collaboration avec Gastroconsult et GastroSocial pour que chacun sache comment agir par rapport aux obligations et aux aides.

Parallèlement, en tant que député, j’ai été au plus près de la task force mise en place avec d’autres secteurs impactés, comme le tourisme, et tous ensemble, en août, nous avons travaillé à anticiper les mois à venir même si nous avions réalisé un bel été, les restaurants ayant rouverts alors. A l’automne, des discussions constructives ont permis de voir l’appui cantonal être revu à la hausse avec une aide couvrant entre 20 et 25% du CA de 2019 et non 10 à 15% comme il était prévu initialement. Ceci ajouté au reste a permis de maintenir à flot le plus grand nombre.

Par ailleurs, GastroValais, de sa propre initiative, a lancé, à l’automne, devant la deuxième vague, un système de bons que chacun pouvait acheter pour retourner dans les restaurants dès que les choses se seraient tassées. Le succès a été important puisque nous avons vendu pour plus de 350 000 francs de bons en seulement 1 mois. Les Valaisans ont été solidaires et cela a été bénéfiques pour nos membres aussi bien financièrement que moralement.

Aujourd’hui, l’activité est repartie et nous ne comptons pas de faillites en masse. Il faut juste espérer ne pas vivre une nouvelle vague. Par contre, les restaurateurs sont face à un nouveau problème : le manque de personnel et nous devons réfléchir maintenant à comment le palier. Paradoxalement, le métier reste attractif puisque nous comptons un nombre record de personnes aux cours des cafetiers et dans les apprentissages, grâce notamment à l’ouverture de classe dual-mixte (1 an à l’école orientation pratique et deux ans chez le patron de manière traditionnelle). Globalement, les choses vont bien mais je pense que c’est à la fin de l’année que nous ferons les « vrais » comptes et que nous pourrons voir réellement si la pandémie a été dépassée sans trop de dégâts dans le Valais ou non.

Parmi les événements marquants, il y a « Plat de chez nous ». Que propose la prochaine édition ?

« Plat de chez nous » revient en septembre prochain à l’occasion de la Semaine du Goût. Nous demandons à nos membres de le proposer à leur carte, un jour J. Cette année, nous avons choisi un plat simple, rustique mais excellent : la soupe frite, une recette originaire du Val de Bagnes. Pour en savoir plus, vu qu’elle était déjà programmée mais a dû être repoussée, un film réalisé l’an dernier peut être regardé sur YouTube. Une visite préalable chez une experte âgée de 100 ans pour comprendre l’essence même de la recette, un lac, un restaurateur, un fromager, un boucher, un boulanger, quelques oignons et la recette historique a ressurgi dans nos assiettes. Nous ne doutons pas qu’elle aura le même succès que le « cholera » qui avait ouvert les agapes lors de notre première édition.

Le Valais est riche de nombreux produits du terroir. Qu’en est-il du label « Marque Valais » et des restaurants « Saveurs du Valais » ?

Parce que notre canton est effectivement riche en produits locaux, il est important de valoriser plus encore les savoir-faire qui les entourent et la qualité du travail réalisée par les producteurs. C’est pourquoi Valais-Wallis Promotion gère dorénavant l’ensemble en collaboration avec GastroValais, entre autres. Les services de l’agriculture sont également très impliqués pour coordonner le tout avec les producteurs, hôteliers et restaurateurs. Marque Valais doit devenir une identité reconnue et surtout connue du plus grand nombre. C’est un atout indéniable que d’avoir autant de produits de qualité, il faut dorénavant accentuer leur commercialisation et les mettre plus en avant encore dans les assiettes de nos établissements.

GastroValais va connaître une restructuration. Pourquoi ?

Plusieurs paramètres ont conduit à une réflexion autour de la restructuration de GastroValais. D’ici quelques années, l’équipe actuelle va partir en retraite. Par ailleurs, nous savons que la digitalisation n’est pas suffisante au sein de notre association. Ces raisons ajoutées à d’autres font qu’une première ébauche de discussions a été lancée pour trouver les meilleures pistes pour le futur. Nous faisons également réaliser un audit par Valais Excellence pour connaître nos forces et nos faiblesses. A partir des résultats, nous pourrons mettre en place un plan d’action pour que d’ici 6 ans maximum, GastroValais grandisse encore et continue, avec stratégie, à défendre ses membres et à promouvoir la qualité de la gastronomie de notre canton.

GastroValais
Association patronale pour la restauration et l’hôtellerie
Rue Chanoine Berchtold 7 • CH-1950 Sion
Tél. +41 27 322 47 47
info@gastrovalais.chwww.gastrovalais.ch

Photo principale : © Fotolia / Maksim Toome