JardinSuisse Genève

Vincent Compagnon

 

Un engagement au quotidien

Association patronale qui regroupe l’ensemble des métiers verts et associations professionnelles de la branche du canton, JardinSuisse Genève a été fondée en 2007. Avec plus de 60 membres, elle fait face à de nombreux défis et met tout en œuvre pour répondre avec efficacité et réactivité aux besoins et intérêts de ses membres. Bien Vivre est allé à la rencontre de Vincent Compagnon, un président engagé sur tous les fronts.

Pouvez-vous nous présenter JardinSuisse Genève en quelques mots ?

Nous sommes les représentants genevois de Jardin-Suisse, une association professionnelle patronale qui défend les acteurs de la branche verte du canton. Horticulteurs, paysagistes et floriculteurs, chacun possède ses particularités et ses problématiques mais nous agissons ensemble dans un environnement en constante évolution. L’association fonctionne un peu comme un système fédéral, avec une association faitière au niveau national puis une association au cantonal composée de différents groupes professionnels. Notre but principal : défendre nos membres et métiers au quotidien avec un engagement fort et continu. Aujourd’hui, nous avons environ 60 membres dont les ¾ sont des paysagistes. Un ensemble d’acteurs locaux qui sont la garantie d’un travail de qualité réalisé dans les règles de l’art.

La création d’une convention collective était l’un de vos grands axes de travail. Qu’en est-il aujourd’hui ?

En effet, nous avons, à la demande de nos membres, longuement travaillé à la création d’une convention collective de travail qui était devenue essentielle dans un secteur très concurrentiel notamment avec la concurrence étrangère et frontalière. Celle-ci a été adoptée et est étendue à l’ensemble des entreprises actives dans le paysagisme sur le territoire cantonal, depuis juillet 2021. Un aboutissement de longues heures de travail et de concertations dont nous sommes très heureux.

Vous êtes très actifs dans le domaine de la formation et de l’enseignement. Quels sont les rôles de JardinSuisse dans ce secteur ?

Notre association participe beaucoup à tout ce qui touche la formation professionnelle. Nous nous occupons notamment des règlements d’apprentissage, gérons les cours inter-entreprises et les examens. Ici, nous avons une véritable volonté de former les professionnels de demain. Un engagement qui nécessite une grande implication de la part de l’ensemble des acteurs de l’association qui œuvrent dans ce sens. Genève possède aussi la spécificité d’abriter la seule école d’horticulture de Suisse romande. Nous sommes impliqués au sein du centre de formation professionnelle nature et environnement de Lullier (CFPNE) afin de garantir une formation initiale de qualité et de meilleures conditions d’apprentissage. Nous avons également, avec nos collègues romands et l’association GenevaSkills, remis en place un concours romand des apprentis paysagistes qui aura lieu à Fribourg cette année et à Genève en 2024. Une présélection des talents genevois aura lieu cette année. Enfin, nous avons aussi un rôle à jouer au niveau social, c’est pourquoi nous sommes partenaires de l’ORIF et de l’association Réalise et accueillons dans nos entreprises des personnes en réinsertion professionnelle.

Les paysagistes genevois sont aujourd’hui confrontés à une problématique liée à l’emplacement des zones de dépôt de leurs entreprises. Comment JardinSuisse Genève les accompagne dans ce contexte ?

La majorité des entreprises paysagistes est actuellement située en zone agricole, ce qui n’est pas conforme à la loi. Notre combat actuel est de trouver des solutions optimales en collaboration avec les services de l’Etat où nos paysagistes pourraient utiliser des locaux adaptés en toute légalité. Une collaboration et des réflexions communes ont été menées avec l’Etat, la Fondation pour les Terrains Industriels et le Groupement des entreprises genevoises. Nous avons notamment mis en place un sondage et proposer des solutions comme la construction de dépôts sous forme de coopératives réparties autour du canton. Nous devons trouver des pistes, des solutions… et c’est ensemble que nous arriverons à faire face à ce défi en répondant avec efficacité à cette problématique de taille.

Quels sont les autres axes de travail et missions de l’association ?

Nous voulons défendre la production locale et dans ce sens nous cherchons à amener les décideurs d’aujourd’hui à utiliser les plantes locales avec des canaux de distribution courts dans une économie circulaire qui fonctionne très bien. L’Etat a notamment l’ambition de planter 150 000 arbres pour augmenter la canopée et a besoin de nous pour réaliser cette prestation. Il s’agit ici, encore, d’une collaboration étroite entre nos services. Nous participons aux divers travaux menés avec l’OCAN – Office cantonal de l’agriculture et de la nature – liés à la problématique de l’arbre. Notre rôle est de les accompagner et d’être force de propositions pour que l’arbre soit respecté en ville.

Comment se porte le marché genevois des métiers verts ?

Ces dernières années on observe beaucoup de nouvelles constructions à Genève, c’est un bon volume d’affaire qui a pu donc être traité. Il ne faut pas oublier que le marché du paysage à Genève est toujours très tendu, des délais toujours plus courts, des recherches d’économies sont nos lots quotidiens.

JardinSuisse-Genève
Rue de Saint-Jean 98 • Case postale
CH-1211 Genève 3

Secrétaire patronal : Robert Angelozzi
Tél. +41 58 715 39 65
robert.angelozzi@fer-ge.ch
www.jardinsuisse-geneve.ch