UPSA Vaud

Nicolas Leuba

 

L’avenir du monde automobile se travaille au quotidien

Le 29 juillet 1927, l’Union de défense des intérêts de l’industrie automobile, connue aujourd’hui sous le nom d’UPSA (Union professionnelle suisse de l’automobile), voit le jour à Zurich. Le canton de Vaud crée sa propre section en avril 1933, section qui compte aujourd’hui plus de 400 membres. Pour eux et leurs collaborateurs, l’Union œuvre au quotidien pour leurs intérêts. Bien Vivre a rencontré Nicolas Leuba, président de l’UPSA Vaud, pour nous parler des actualités du secteur.

Qu’en est-il des promotions 2018 de l’UPSA Vaud ?

C’est une belle cuvée dans un contexte en pleine évolution. De plus, les diplômes de ces jeunes ont une vraie valeur et ce à l’international car notre système de formation fait partie des meilleurs de la planète. Cette année, 220 CFC, contre 236 en 2017, ont été décernés. Parmi les 9 CFC que l’on peut suivre pour travailler dans la branche automobile et/ou le transport professionnel, certains se féminisent. La preuve en est : la meilleure moyenne générale, 5.6, revient à Samantha Loup qui a fait son apprentissage au garage Bandieri à Bassins en tant que mécanicienne en maintenance de véhicules légers.

Quel message faites-vous passer à ces jeunes pour leur avenir ?

Ils doivent être prêts à poursuivre des formations de manière permanente car les technologies ne cessent d’évoluer, tout comme la manière d’appréhender la mobilité. Ils doivent se renseigner auprès de leurs futurs employeurs pour garantir un accès à une formation continue primordiale pour la suite de leur carrière. S’ils sont motivés et consciencieux, ils doivent également croire en l’avenir dans l’automobile et/ou le transport professionnel car les deux branches vont rester des piliers primordiaux pour nos sociétés.

Par rapport au milieu professionnel comment va évoluer le milieu scolaire ?

A l’UPSA Vaud nous aimons donner la parole, pour notre newsletter START, à divers partenaires ou milieux proches de nos activités pour connaître d’autres éclairages. Dans notre dernière édition, Pierre Dillenbourg, professeur à l’EPFL à Lausanne, s’exprime sur l’évolution de la formation «  Les apprentis qui entrent aujourd’hui dans les garages vaudois travailleront probablement jusqu’en 2070. Nul ne sait à quoi ressemblera une voiture en 2070, mais nous devons néanmoins anticiper quelles compétences permettront à nos apprentis de rester compétitifs sur le marché de l’emploi dans 10, 20 ou 30 ans. Un élément central de réponse concerne le rôle croissant de l’informatique dans l’automobile. Il est important qu’ils comprennent intuitivement les algorithmes qui guideront leur voiture ».

Les ventes se portent-elles bien ?

Il est réjouissant de constater que le volume de ventes en Suisse a pu garder un niveau élevé, tout comme dans le canton de Vaud même si, au 31 décembre 2017, le canton enregistrait une baisse de 1,2% pour atteindre un total de 27 264 véhicules livrés. Quant aux véhicules d’occasion, les immatriculations cantonales ont baissé exactement dans les mêmes proportions pour atteindre le chiffre de 109 155 changements de détenteurs en 2017. Nous craignions, en 2016, des inconnues liées à divers événements politiques de grandes ampleurs comme le Brexit anglais ou encore l’élection de Trump, pour l’heure force est de constater que ceci n’a pas encore provoqué de séismes particuliers, fort heureusement d’ailleurs.

Aujourd’hui, quelles sont les tendances du marché ?

Nous constatons une légère baisse des moteurs diesel qui pour autant n’est pas compensée par une augmentation similaire de la part des propulsions dites «  alternatives ». L’augmentation des livraisons de véhicules électriques est certes impressionnante avec une hausse de 44,9% sur un an (4773 unités) mais elle reste modeste en termes de part de marché, 1,5%. Si l’objectif avoué est de l’augmenter à 15% à l’horizon 2022, cela ne représentera qu’un infime pourcentage du parc roulant, au mieux, la proportion de véhicules électriques dépassera les 5% du parc de notre pays.

Pouvez-vous nous parler de l’AMAD ?

L’AMAD (Association des Mécaniciens en Automobiles Diplômés) a fêté ses 75 ans en juin dernier grâce au soutien des différentes sections romandes de l’UPSA et de la Centrale qui ont contribué de manière généreuse aux frais engagés pour un tel événement. Lors d’une magnifique journée dans le Chablais, j’ai pu féliciter son président, Olivier Cochet pour ce très beau jubilé. C’était pour moi, également, l’occasion de montrer l’importance des relations entre nos associations qui ont toutes deux pour objectifs principaux : la défense et la promotion des métiers de l’automobile.

Qu’en est-il du futur proche et de vos convictions ?

Il nous faut organiser les formations autour des évolutions. Le moteur électrique, les véhicules hybrides ou l’hydrogène font tous partie des nouvelles technologies que nous devons pouvoir enseigner aux jeunes qui se lancent dans le magnifique parcours des nombreux métiers que nous proposons. N’oublions pas un autre défi qui nous attend, celui de la durée de vie moyenne qui augmente et qui va probablement avoir pour effet une augmentation constante du parc automobile avec une mixité de plus en plus forte entre les véhicules anciens et les véhicules du « futur ». Notre branche ne doit pas craindre l’avenir en tant que tel, la mobilité est et restera une composante majeure de nos sociétés dites modernes. Par contre, il est tout aussi vrai qu’il va falloir s’adapter à de nombreux changements qui ne seront pas toujours simples, ni agréables.

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